L’analyse a également confirmé que les années de vie ajustées sur l’incapacité attribuable à l’alcool (DALY) standardisées selon l’âge ont diminué d’environ 23 % au cours de la même période. Une DALY équivaut à une année de vie en bonne santé « perdue » en raison d’un handicap ou d’une maladie.
L’exposition à une consommation élevée d’alcool a également diminué d’environ 10 % au cours de cette période, l’IARD concluant à une réduction significative des méfaits liés à l’alcool depuis la référence de 2010 adoptée par l’ONU.
Cette année-là, ses États membres ont adopté la Stratégie mondiale pour réduire la consommation nocive d’alcool, fixant l’objectif de réduire la consommation nocive d’alcool de 20 % d’ici 2030 – un objectif vers lequel des progrès significatifs ont été réalisés.
Julian Braithwaite, président-directeur général de l'IARD, a expliqué : « Ces résultats sont encourageants et montrent qu'il est possible de réduire de manière significative les méfaits liés à l'alcool.
« Mais les moyennes mondiales masquent des différences significatives entre les pays et les régions, et la poursuite des progrès ne peut être tenue pour acquise.
« L’examen conjoint de la mortalité, du handicap et de l’exposition fournit une base de données probantes plus solide pour aider les gouvernements, les prestataires de soins de santé et les communautés à prendre des décisions plus éclairées, à renforcer les efforts en cours et à concentrer les ressources là où elles sont le plus nécessaires. »
Le rapport de l'IARD n'a identifié aucun facteur comme étant la cause directe du déclin global.
Au lieu de cela, l’étude attribue la réduction des méfaits liés à l’alcool à une multitude de causes, notamment l’évolution des habitudes de consommation d’alcool, l’amélioration globale des soins de santé et des améliorations sociales et économiques plus larges.
De nombreuses organisations qui mènent des travaux de santé autour de l’alcool continuent de plaider en faveur de niveaux de taxation plus élevés sur l’alcool, une proposition à laquelle le secteur du commerce a résisté – à des degrés divers –.
L’OMS, par exemple, a régulièrement plaidé en faveur d’une augmentation des taxes sur l’alcool afin de réduire la consommation et de réduire les méfaits de l’alcool.
L'IARD est plus hésitante, déclarant précédemment que « la fiscalité doit être proportionnée, adaptée à chaque contexte local et conforme aux principes de l'Organisation mondiale du commerce ». (Cela) ne devrait ni créer de distorsions du marché ni exacerber les problèmes de consommation nocive.
L'analyse de l'organisation s'appuie sur les données de l'étude la plus récente sur la charge mondiale de morbidité (GBD) de l'Institute for Health Metrics and Evaluation (IMHE), qui n'a pas encore été rendue publique.
L'IARD a déclaré que ces estimations ne sont pas directement comparables aux données de surveillance de l'OMS, en raison de méthodologies différentes, mais offrent plutôt un aperçu complémentaire de l'impact de l'alcool sur la santé mondiale.