Les données publiées de la société mère LVMH montrent que sa division des vins et des spiritueux Moët Hennessey a connu une baisse d'année en année des revenus en comparant le T1 2025 au T1 2024, tirée par une mauvaise performance pour ses marques Cognac et Spirits. Le géant des produits de luxe estime que cette baisse des revenus est due en partie aux effets d'entraînement en cours de l'incertitude tarifaire.
Les revenus organiques de Moët Hennessy ont diminué de 9% sur un an au T1 2025, ce chiffre passant d'environ 1,42 milliard d'euros à 1,31 milliard d'euros. La performance du premier trimestre représente le cinquième trimestre consécutif de la baisse globale des revenus. En fait, les revenus totaux de l'année dernière ont diminué de plus de 700 millions d'euros, contre 2023, passant d'environ 6,60 milliards d'euros à 5,86 milliards d'euros.
La baisse des trois premiers mois de 2025 était principalement due à une baisse de 17% des revenus du cognac et des spiritueux, les revenus du premier trimestre se dégonflant de plus de 100 millions d'euros par rapport à la même période l'an dernier pour la catégorie, de 736 millions d'euros à 629 millions d'euros. LVMH a blâmé la demande douce aux États-Unis et en Chine, ainsi que par des incertitudes fomentées par des tarifs pour les rendements du mauvais spiritueux.
Le champagne et les vins sont restés plus positivement avec une croissance organique au premier trimestre 2025 ne chute que de 1% par rapport au premier trimestre 2024. Les performances divergentes signifient que le champagne et les esprits comptaient la majorité des revenus de Moët Hennessy en Q1 (676 millions d'euros) par rapport à la dernière année de Cognac et de Spirits (629 millions d'euros), une inverse de FORTUNES comparée à la même année de même mois.
LVMH estime que la projection la plus stable pour la catégorie Champagne et vins est due à des facteurs, notamment le retour de Moët & Chandon sur le podium en tant que champagne officiel de la Formule 1 et la performance stable de Provence Rosé Wines. Les vins rosés deviennent une partie de plus en plus importante de la catégorie des vins fixes du groupe, comme le révèle Claudia Bastiaensen, responsable des vins de Moët Hennessy UK, dans le numéro d'avril de Harpers.
Ces résultats de Moët Hennessy se déroulent au milieu d'une baisse de 3% des revenus organiques au premier trimestre pour LVMH, car les produits de luxe sont confrontés à des défis dans un climat économique mondial incertain.