Étiquette : vin

5 vins pour célébrer la gaufre

5 vins pour célébrer la gaufreAujourd’hui, c’est la journée internationale de la gaufre ! Que vous le croyez ou non, il y a bien un jour par an dédié à ce met succulent. On le doit étrangement aux Suédois qui sont apparemment très friand de cette sucrerie belge. Ils ont instauré le Jour de la Gaufre pour célébrer le début du printemps – mais nous savons tous que ce n’est qu’un prétexte pour se goinfrer !

Alors, comment honorons-nous la gaufre comme il se doit ? Avec du vin bien sûr !

1. Banyuls Blanc Cuvée Perrot

Les gaufres, c’est en général sucré, ce n’est pas une grande nouvelle. Mieux vaut donc miser sur un vin blanc léger et frais, ce serait dommage de vous donner la nausée avec tout ce sucre. Le Banyuls Blanc Cuvée Perrot de 2017 vous procurera des saveurs tout en douceur et légèreté. Le parfait mariage avec les gaufres parfois très (trop) lourdes. Ses cépages de grenache blanc et gris produits dans le vignoble du Languedoc-Roussillon réjouiront vos papilles.

2. Domaine Maubert Floc de Gascogne Blanc

Ce vin de liqueur constitue un accord classique avec les gaufres. Et on comprend pourquoi : avec sa haute teneur en alcool (16,5% !) et ses cépages de Colombard Blanc, de Gros Manseng Blanc et d’Ugni Blanc, il allie profondeur, richesse et intensité. Avec ce vin puissant, on vous conseille des gaufres plutôt légères : allez-y doucement avec le chocolat et la confiture !

3. Coteaux du Layon St. Lambert

Il y a ceux qui ont peur du sucré et qui préfèrent le contraste plutôt que le mariage passionné, puis il y a ceux qui n’ont pas froid aux yeux. Si vous êtes de ces derniers, accompagnez donc vos gaufres avec un délicieux Coteaux du Layon. Produit dans le Domaine Sauveroy à partir des meilleures grappes du millésime 2015, il ne déçoit jamais. Les amateurs de vin moelleux seront conquis, et vos gaufres aussi.

4. Théo Cattin Prestige Riesling Alsace Gypsgrube

Pour ceux qui se sentent l’âme plus germanique, il y a ce déroutant Riesling d’Alsace. C’est dans la cave de Théo Cattin qu’est produit ce succulent breuvage très apprécié des connaisseurs. Ses fines bulles se marient parfaitement avec la pâte à gaufre… surtout si celle-ci est tartinée de confiture ou de véritables fruits frais. Des fraises, des bananes ou des pommes coupées en rondelles… Voire plus exotique si l’âme vous en dit, allez-y les yeux fermés !

5. Famille Perrin Cairanne Cotes du Rhone Villages la Peyre Blanche

Amateurs de rouge rassurez-vous, on ne vous oublie pas. Surtout avec un délicieux Côtes du Rhône Villages ! Famille Perrin a créé ce vin de 13,5º d’alcool avec des raisins de 2013. Ses saveurs souples mais corsées en séduiront plus d’un et convaincront peut-être de passer définitivement au rouge lors de la dégustation de gaufres… Bon appétit !

Quel vin servir avec ces produits du printemps

Quel vin servir avec ces produits du printempsÇa y est, le printemps est là ! Vous pouvez (presque) ranger vos gants, écharpes et machines à raclette au placard. Comme la neige qui fond sur les petits bourgeons, on fait place en cuisine à des produits plus frais et plus sains. Mais nos bouteilles de vin, elles, restent bien là toute l’année. Alors, comment réaliser les meilleurs mariages avec les produits du printemps ?

Les fruits

Qui dit printemps, dit fruits bien sûr ! Vous les attendiez avec impatience (ou non), les voici enfin. Pommes, bananes, avocats, oranges, puis fraises en mai, melon, pêches et cerises… Il y en a de toutes les couleurs et pour tous les goûts.

Pour en profiter au maximum, rien de tel que de sortir la nappe de picnic, se poser dans l’herbe, avec une petite bouteille de vin… Mais quel vin ? Un mot d’ordre : du blanc ! Pour savourer au mieux vos fruits frais, mieux vaut miser sur un vin frais également, assez doux. Vous pouvez donc choisir un Grand Roussillon blanc, un Vin de Pays d’Oc Chardonnay ou encore un Muscat, comme celui de Mireval ou de Lunel par exemple.

Les légumes

Le printemps fait également la part belle aux légumes. Asperges, artichauts, épinards, fèves, radis, pois, carottes, oignons… Tout ce petit monde se bouscule en cuisine. Pour bien choisir le vin correspondant, tout dépendra du type de légumes et de la façon dont vous les cuisinez.

Avec les crudités par exemple, préférez un blanc frais, fruité, avec une belle acidité. Vous pouvez tenter un Alsace Riesling blanc, un Muscadet ou un Sylvaner. Avec les légumes verts, les goûts s’élargissent et les options aussi. Pour les asperges vertes, choisissez un Muscat sec alsacien ou un Condrieu. Avec les blanches en revanche, privilégiez un Riesling sec ou un Vouvray. Quant aux épinards, haricots et pois, allez-y avec des blancs de Provence secs.

Si vous cuisinez des légumes grillés, n’hésitez pas à sortir le rosé, synonyme de printemps : un Brulhois, un Corbières, un Côtes du Rhône… Quant au gratin de légumes, il se mariera à merveille avec un Coteaux de Die, un Bordeaux blanc ou un Vin de Savoie rouge.

Le vin avec les produits du printemps

Les poissons

Au printemps, la langoustine, le maquereau, la lotte, le merlu et la sole sont mises à l’honneur sur la table. Avec la langoustine, on préférera encore une fois un vin blanc sec : un Saint-Chinian blanc, un Musigny, un Vougeot ou un excellent Pouilly-Fumé. Avec le maquereau, on fera confiance aux blancs d’Alsace, ou pourquoi pas un Champagne brut et un Crémant de Bourgogne pour un peu de fantaisie. Enfin, la sole se déguste avec des blancs fins et délicats comme un Montlouis, un Meursault ou un Puligny Montrachet, surtout si le poisson est en sauce.

Les viandes

Le printemps offre une large gamme de viandes, du veau au porc, en passant par l’incontournable agneau de Pâques sans bien sûr oublier le lapin. Chacun a sa saveur propre, et donc son vin qui lui correspond.

Avec le lapin, l’accord classique reste celui du vin blanc, comme un Rully ou un Mercurey, tous deux de Bourgogne. Si la viande est accompagnée d’une sauce plus intense, vous pouvez sortir des sentiers battus avec un rouge épicé, comme un Crozes-Hermitage.

Pour savourer l’agneau, on s’en tiendra au traditionnel rouge de Pauillac ou un Châteauneuf du Pape rouge. Ce dernier sera également parfait avec une belle pièce de veau. Si enfin vous avez la folie des grandeurs, c’est le moment de sortir votre Saint-Emilion grand cru, vous ne serez pas déçu !

3 alternatives aux pesticides

Comme tout ce qui se termine en -cide, ce n’est jamais de bon augure. Les pesticides sont un véritable ravage pour l’environnement et la biodiversité. De nombreux producteurs de vin n’hésitent pourtant pas à en faire usage pour protéger leurs cultures. Alors qu’ils sont responsables de 200 000 décès chaque année selon l’OMS et seraient présents dans 45% des aliments que nous consommons, selon l’EFSA.

3 alternatives aux pesticides

Mais nombreuses sont également les voix à s’élever contre cette utilisation nocive et toxique. À l’occasion de la Semaine internationale pour les alternatives aux pesticides, nous vous faisons découvrir comment prendre soin de vos vignes tout en respectant l’environnement.

1. Le miel

Qu’y a-t-il donc de plus naturel que le miel ? Il est devenu au fil des ans une méthode pour augmenter la biodiversité dans les vignobles écoresponsables. Le Château Brown, en Pessac-Léognan, est précurseur dans ce domaine. Élaboré par 20 ruches d’abeilles situées près des vignobles de Bordeaux, 65 000 abeilles nourries de fleurs d’acacias rendent possible les vendanges. Si les ruches contribuent à la pollinisation des plantes de vignes, leurs abeilles aident surtout à diminuer la quantité d’insecticides utilisés dans la vigne. Ainsi, 80% des cultures sont dépendantes de la pollinisation depuis 2017, luttant également contre la disparition de ces précieux insectes.

2. Le recours à d’autres organismes

Pourquoi utiliser des pesticides chimiques et toxiques quand on peut faire appel aux insectes eux-mêmes ? En effet, nombreux d’entre eux sont des prédateurs bénéfiques pour lutter contre les ravageurs et les parasites. On peut par exemple citer les punaises, les coccinelles, les chrysopes, les mantes religieuses, les guêpes parasitoïdes, etc. Elles se feront un régal de vous débarrasser des nuisibles.

En outre, le recours à certaines plantes peut vous aider à combattre les ravageurs des vignes. Les plants de pépinière attirent par exemple les insectes prédateurs bénéfiques dont nous parlons ci-dessus. Vous pouvez aussi utiliser des brise-vent ou des haies pour parer les nuisibles. Une des méthodes les plus efficaces consiste à semer des cultures de compagnie et des plantes repoussantes qui détournent les ravageurs. Les plantes aromatiques peuvent ainsi masquer les odeurs des cultures habituellement ravagées par les nuisibles. En réalité, chaque culture possède un “compagnon” idéal pour le préserver, comme le piment cultivé en association avec le café, ou les oeillets d’Inde qui protègent les tomates des parasites.

3. Les produits d’origine animale ou végétale

Enfin, vous pouvez utiliser des substances actives d’origine animale ou végétal. Elles sont nombreuses et totalement inoffensives pour la santé. On a déjà cité le miel ci-dessus, mais il existe également les huiles végétales, les pyréthrines (substances dérivées des fleurs de pyrèthre de Dalmatie ou de certains chrysanthèmes), les purins, les infusions de thé… Les possibilités sont multiples et toujours saines !

3 vins respectueux de l’environnement

Aujourd’hui, c’est jour de grève mondiale pour le climat. Un mouvement historique qui voit des millions de personnes se mobiliser dans le monde entier pour protéger l’environnement et lutter contre le réchauffement climatique. Et quand on mentionne le monde, on parle également de celui du vin qui n’est pas épargné par ces revendications. Mais comment font les producteurs?

En un seul mot : la biodynamie. Proche de son cousin biologique, ce type de viticulture (et d’agriculture au sens large) promeut l’équilibre de l’écosystème entre la plante, le sol et la terre. Autrement dit, la préservation de l’environnement et de la biodiversité qui sont des facteurs de plus en plus importants pour les producteurs.

grève mondiale pour le climat - Les labels biodynamiques - Uvinum

Les labels biodynamiques

En France, cette tendance est largement adoptée par les domaines viticoles. Il existe en outre deux labels pour certifier le caractère biodynamique du vin. Le label principal est Demeter, créé en 1928 et aujourd’hui en vigueur dans plus d’une cinquantaine de pays. Il ne s’applique que sur des parcelles de vignes. Pour l’obtenir, il faut tout d’abord être certifié comme utilisateur de l’agriculture biologique.

L’autre label est Biodyvin, qui s’applique lui à des domaines entiers. Créé en 1995, il certifiait en 2017 pas moins de 135 vignerons, dont la grande majorité en France.

Les domaines biodynamiques

La Coulée de Serrant

Les vins produits mettent en valeur la nécessité de la biodynamie contre, parfois, une certaine absurdité des AOC. Le Domaine de la Coulée de Serrant met en effet un point d’honneur à respecter la nature et la vigne en tant qu’être vivant. Le vignoble produit trois vins d’appellations différentes : Les Vieux Clos, Le Clos de la Bergerie et, bien évidemment, La Coulée de Serrant. Conçu à partir de cépage chenin, ce dernier vous séduira par sa maturité exceptionnelle.

 

La Romanée-Conti

Le Domaine de la Romanée-Conti porte également la certification de biodynamie. Pour Aubert de Villaine, cette méthode permet surtout d’atteindre une plus grande finesse de maturité. Militant pour une biodynamie “concrète”, il tient également en compte la liaison “des énergies telluriques et cosmiques au développement des forces de la vie”. Résultats : des grands vins concentrés et transparents qui réjouiront les papilles… en tout conscience écologique. On vous conseille vivement le Montrachet du domaine, sans doute un des meilleurs vins blancs au monde.

 

Le Gramenon

Le respect de l’environnement est également une priorité pour les vigneronnes. Demandez-donc à Michèle Aubéry ce qu’elle en pense! La propriétaire du Domaine Gramenon s’emploie à respecter les principes de la biodynamie avec rigueur. Le vignoble a d’ailleurs reçu la certification Demeter en 2010. Les vignes en sont depuis revitalisées et les vins, succulents. Le Gramenon La Vie On Y Est en est un exemple parfait. Avec son beau jaune vif, il vous convaincra du potentiel de la biodynamie.

 

5 grands vins conçus par des femmes

Le monde du vin a toujours été traditionnellement dominé par les hommes. Il intègre cependant, petit à petit (un peu trop d’ailleurs), des noms de femmes. À l’occasion du 8 mars, Journée Internationale des Droits des Femmes, et pour rendre visible l’excellent travail des femmes dans ce secteur, nous vous partageons aujourd’hui 5 vins produits par des femmes. En espérant que vous les apprécierez !

8 Mars: 5 grands vins conçus par des femmes - Uvinum

 TAGS:Domaine Gramenon la Papesse 2017

Domaine Gramenon la Papesse 2017

Ce vin issu de vignes de Grenache possède des arômes puissants de fruits tout en finesse et raffinement. Ce petit bijou est conçu par Michèle Aubéry-Laurent dans le Domaine Gramenon, propriété des époux Laurent depuis 1978. Lorsque son mari Philippe décède accidentellement en 1999, elle reprend la suite du vignoble et y élabore aujourd’hui des vins naturels d’exception. Pour notre plus grand plaisir.

 TAGS:Domaine Anne Gros Haute Cote de Nuits Cuvee Marine 2015

Domaine Anne Gros Haute Cote de Nuits Cuvee Marine 2015

Avec des arômes d’agrumes, de fruits exotiques et une robe aux reflets oscillant entre le jaune et le vert, ce vin provient de raisins de la variété Chardonnay. Il est élaboré par Anne-Françoise Gros, vigneronne en charge du Domaine Anne lorsqu’elle succède à son père en 1988. Le vignoble s’étend sur 6,5 hectares répartis sur pas moins de neuf appellations.

 

 TAGS:Paul Jaboulet Aîné Côtes Du Rhône Secret de Famille 2016

Paul Jaboulet Aîné Côtes Du Rhône Secret de Famille 2016

Ce vin vous séduira par ses arômes de cerises, de mûres et framboises, de cannelle et de poivre. Il est produit par la Maison Paul Jaboulet Aîné, créée en 1834 et située dans la petite ville de La Roche-de-Glun dans la Drôme. Caroline Frey, la propriétaire du domaine, élabore ses vins avec passion et conviction, militant pour une viticulture douce. Le vignoble est d’ailleurs en conversion officielle vers l’Agriculture Biologique depuis 2013 et obtient diverses certifications pour son engagement vers une minimisation de son impact environnemental.

 TAGS:Vaquer l'Extrait

Vaquer l’Extrait

C’est le Domaine Vaquer qui a créé ce Vaquer l’Extrait, un vin de Grenache fortifié de l’appellation Rivesaltes. Produit dans le Languedoc-Roussillon, nous retrouvons Frédérique Vaquer à la tête du Domaine. C’est son mari Bernard, également oenologue de formation, qui succède à son père avant de rencontrer sa future épouse en 1985. Aujourd’hui, elle dirige le domaine avec la volonté de mettre en lumière des fruits frais et des vins naturels.

 

 TAGS:Domaine Elodie Balme Côtes-du-Rhône Villages Roaix Champs Libres 2017

Domaine Elodie Balme Côtes-du-Rhône Villages Roaix Champs Libres 2017

Ce vin est conçu par le Domaine Élodie Balme, une des étoiles montantes de la Vallée du Rhône depuis sa création en 2006. La jeune et fougueuse vigneronne s’appuie sur des vins naturels dans la tradition, tout en y apportant sa signature personnelle. Ses deux maîtres mots : respect de la nature et du terroir, pour élaborer des vins avec finesse et élégance. Le vin, elle l’a dans le sang : elle tient cette passion de son grand-père Maurice Charavin, lui-même vigneron à son époque.

D’où vient le vin ?

La Russie est le berceau de la vodka. Le Mexique est celui de la téquila. Cuba, celui du rhum. L’Ecosse, celui du whisky. Mais…d’où vient le vin? Quel pays a l’honneur d’avoir créé le vin? L’attribution est incertaine et n’est pas exempte de querelles politiques puisque la récompense est belle pour celui qui aurait découvert une aussi divine boisson. Cependant, l’apparition du vin n’est pas un fait que l’on peut isoler dans l’histoire, tout au contraire : il est indissociable de l’évolution historique de l’agriculture et de la gastronomie.

L’histoire du vin naît à l’époque néolithique

Tout porte à croire que le vin est né à l’époque néolithique (l’âge de pierre). Les premiers vestiges de ce qui pourrait être du vin furent trouvés dans les Monts Zagros (dans la région aujourd’hui occupée par l’Arménie, la Géorgie et l’Iran) et concrètement dans le village néolithique Hajji Firuz Tepe.

C’est dans ce peuplement que fut trouvée, pour la première fois, une vaisselle datant de 5400 av. J.‑C. qui contenait de l’acide tartrique, que l’on retrouve dans la peau des raisins, ce qui semble indiquer qu’elle aurait contenu du vin. De plus, ce vin provenait de la variété vitis vinifera sylvestris.

L’émergence de routes commerciales

Avec la progression, la conversion des sociétés nomades en sociétés sédentaires, la maîtrise des techniques agricoles évoluèrent et de nouveaux métiers apparurent et avec eux l’échange de marchandises et le commerce. Et avec le commerce, le développement du vin depuis l’Europe orientale vers l’Inde et la Chine.

Le vin dans l’Égypte ancienne

On a retrouvé des représentations picturales datant du règne d’Oudimou, cinquième souverain de la 1ére dynastie d’Égypte (entre 2914 et 2867 av. J.-C.), qui montraient des égyptiens vendangeant. Au début le vin, qui pouvait aussi provenir du jus de grenades, était utilisé lors de cérémonies religieuse et était appelé shedeh. Bien que le vin fût quelque peu réservé aux classes nobles et au clergé, lors des périodes de fêtes, les égyptiens des classes populaires y avaient également accès.

Pour ce qui est de sa préservation, le vin était conservé dans des amphores scellées. Certaines d’entre elles firent même partie du trousseau funéraire de pharaons, tels que celui de Toutankhamon,  dans lequel on retrouvât trente grandes jarres de vin.

Dans l’Égypte ancienne le vin servait également à laver les corps avant et après les avoir vidé lors du processus de momification.

De l’Égypte à la Grèce

Étant donnée la proximité géographique de la Crète et de l’Égypte et de la Phénicie par rapport à la péninsule grecque, tout porte à croire que le vin est arrivé au berceau de la civilisation moderne par l’île mythique de la méditerranée orientale.

Vers 700 av. J.-C., le vin était une boisson habituelle et atteignait des cotes de popularité si importantes qu’on lui assignât même un dieu: Dionysos. Il était habituel de le boire mélangé à de l’eau car c’était du vin d’un degré alcoolique élevé et il ne se buvait pur que dans des rites et célébrations religieuses.

La culture de la vigne s’est étendue de la main de la culture grecque aux pays méditerranéens. Et c’est de la Grèce ancienne que vient le premier document sur le vin. Intitulé Les travaux et les jours, par le poète grec Hésiode (VIIIe siècle av. J.-C.) décrit la récolte et le pressurage des raisins, comment était consommé le vin –avec de l’eau- et sa conservation –dans des peaux de chèvre-.

Le vin et l’Empire romain

Vers l’an 200 av. J.-C. le vin arrive à la péninsule italienne et même les terres du Sud commencèrent à être appelées Oenotria (terre du raisin), étant donnée la facilité avec laquelle la vigne y était cultivée. L’Empire romain eut un rôle fondamental dans la divulgation du vin et la propagation de la culture de la vigne en Europe, parvenant même à planter des vignes dans des latitudes comme la Normandie, la Flandres ou les ays baltiques. C’est, pour ainsi dire, une époque de splendeur du vin à laquelle nous devons entre autres, la technique du greffage dans les ceps des vignes.

Les romains commencèrent eux aussi à utiliser des cuves en bois pour conserver et transporter le vin, méthode qui provenait du nord de l’Europe pour conserver d’autres boissons.

Avec la chute de l’empire romain, ce furent les moines chrétiens qui prirent le relais et, au Moyen-Âge continuèrent à cultiver la vigne pour obtenir des vins destinés à la consécration de la messe.

Le vin dans le Nouveau monde

L’introduction de la vigne et du vin dans ce que nous appelons le Nouveau monde s’est fait avec les jésuites et les conquérants. Il fallait garantir l’approvisionnement en vin des offices religieux et c’est ainsi que petit à petit on apporta et planta des vignes. Ce processus fut accéléré avec les porte-greffes. En moins de 100 ans, au cours du XVIème siècle, le vin arriva au Mexique et en Basse-Californie pour atteindre le Pérou, le Chili et l’Argentine.

Plus d’histoire et de curiosités sur le vin

Dans le blog d’Uvinum, nous aimons écrire et apprendre sur le vin et le faire connaître. Si vous souhaitez lire d’autres articles sur l’histoire et les curiosités du vin, voici quelques liens qui vous intéresseront sûrement. Santé !

 

En amour, on partage aussi la boisson

 

On dit que deux personnes qui vivent ensemble finissent par avoir les mêmes goûts même en boissons. Dans une étude publiée dans la revue des sciences du comportement Appetite, des chercheurs de l’université de Wrocław en Pologne et de l’université de Dresde en Allemagne ont vérifié les préférences aromatiques et  gustatives de 100 couples hétérosexuels dont la relation oscillait entre trois mois et 45 ans. Ils ont découvert que plus les couples avaient été ensemble, plus leurs préférences étaient similaires.

Organisation de l’étude

L’étude s’est basée sur le fait que chaque participant devait sentir 38 échantillons d’arômes qui incluaient des fragrances telles que l’eucalyptus, le butanol, l’orange, de la viande fumée et du caramel. Les chercheurs ont également dissout des échantillons des cinq saveurs de base : doux (10 grammes de D-saccharose), acide (5 g d’acide citrique), salé (7,5 g de NaCI), amer (0,05 g de chlorhydrate de quinine) et umami (10 g de glutamate de sodium). Il a été demandé aux participants de qualifier chaque échantillon d’arôme et de saveur de 1 (« J’aime beaucoup ») à 5 (« Je n’aime pas du tout »).

Plus on est ensemble, plus on a les même goûts

L’étude a examiné non seulement comment les préférences pouvaient être influencées par la longévité d’une relation mais aussi comment ces préférences pouvaient être influencées par le bonheur du couple.  Les couples heureux n’avaient pas de préférences plus similaires comparées à ceux qui étaient moins satisfaits. Cependant, une plus grande satisfaction dans les relations avait une corrélation légèrement négative avec les préférences aux mêmes odeurs.

Il est logique que plus un couple a passé des années ensemble (et des bouteilles de vin), plus les préférences finissent par s’adapter à l’un et à l’autre. L’étude conclut que, même dans un couple malheureux, en particulier si le couple vit ensemble, il est probable que ceux-ci continuent à sentir et à manger les mêmes choses par habitude, nécessité ou convenance.

 

Les couples qui boivent ensemble sont plus heureux

Mais il y a plus, car une nouvelle étude de l’université de Michigan établit que les couples qui boivent ensemble sont plus heureux. Les chercheurs ont interrogé 2,700 couples mariés et ont analysé combien buvaient et comment. Les conclusions ont démontré que les 2 membres avaient plus de possibilité de se considérer heureux dans leur relation lorsqu’ils partageaient ces habitudes contrairement à ceux qui restaient sobres alors que l’autre consommait de l’alcool et vice-versa.

Il reste encore de nombreuses études à faire pour comprendre tout à fait pourquoi  les goûts des couples s’alignent-ils mais, pour l’instant, pourquoi ne pas utiliser cela comment une très bonne raison de passer du temps avec notre moitié et notre bouteille de vin préféré ?

Associer vins et insectes… Qu’est-ce que ça donne?

Manger des insectes nous semble très éloigné. Et si c’est la tendance dans de nombreux pays, les consommateurs espagnols ne sont pas encore préparés pour cela. Mais sûrement que nous pourrons, bientôt, déguster ces aliments, car ils ont toute une série de bienfaits pour notre santé.

Lorsque nous parlons de vin et d’insectes nous allons plus loin. Parce que si ici, nous ignorons encore le goût qu’ils ont, dans d’autres pays, des dégustations et des associations entre vins et insectes ont déjà lieu. Et qu’est-ce que cela donne ? Voyez plutôt.

Association entre vins et insectes

L’A.O.C Rueda a réalisé une dégustation spéciale en Suisse qui combine le Verdejo avec des sauterelles et des vers. Cela a eu lieu en Suisse parce que c’est le premier pays d’Europe qui ait légalisé la consommation d’insectes,  suivant de rigoureux contrôles de qualité.

Lors de cette dégustation, il y avait des tacos asiatiques aux grillons, des sauterelles en tempura à la sauce sésame et mangue, du ragoût de légumes et vers de farine en sauce hoisin avec du riz et jusqu’à du fromage affiné aux vers assaisonnés à la sauce au pesto. Le résultat est quelque chose d’innovant qui, semble-t-il, va bien avec ce genre d’insectes.

Comme l’expliquèrent Santiago Mora, directeur général de l’A.O.C Rueda et Sebastian Bordthauser, expert allemand en cuisine avec des insectes qui dirigeaient cette dégustation ; « l’innovation forme partie de nos gènes. Cette initiative a eu un accueil excellent auprès des consommateurs suisses, ce qui a permis de démontrer la versalité du cépage Verdejo, capable d’accompagner même les plats les plus complexes ».

Vins blancs, rouges et rosés

Au-delà de l’A.O.C. Rueda, qui a osé ce pari innovant, d’autres pays associent des vins avec des insectes depuis longtemps. Mais tout ceci dépend, en plus, du type d’aliments qui accompagnent ces insectes. Ils peuvent être mélangés à du riz blanc à combiner avec des tacos de veau ou de poulet. Dans ces cas, les vins blancs pour les premiers et rouges ou rosés pour les seconds sont parfaits pour tenir en compte une telle quantité de saveurs.

Ce que nous ignorons c’est qu’il y a de nombreuses sortes d’insectes que notre palais apprécie et des plus doux et d’autres plus forts. Il semblerait que ceux que l’on prend en apéritif  se marient bien avec des vins blancs et rosés car ils sont plus salés et moins piquants. Alors que pour les plats forts, où les insectes se combinent avec d’autres ingrédients connus de tous, les vins rouges sont les plus adaptés pour telles préparations quelque peu plus complexes.

Il y a encore beaucoup d’expériences à faire et à voir avec ces types d’aliments, tout à fait inconnus ici.

 

 

Conseils pour commander du vin dans un restaurant

Bien que cela semble être une tâche aisée, on ne réussit pas toujours à commander le bon vin au restaurant. Tout dépend de la personne qui nous accompagne et du vin que nous voulons. Voici quelques conseils pour éviter de vous perdre :

Écoutez le sommelier

La première règle et la plus facile est de se laisser conseiller par le sommelier du restaurant, s’il y en a un. C’est celui qui s’y connaît en vins et saura parfaitement lequel convient, selon l’occasion, aux plats et à nos goûts. Alors ne vous compliquez pas la vie et face au doute, demandez au sommelier qui saura vous donner les meilleurs indications.

Cela dépend du repas

Il est clair que, selon ce que nous allons manger, nous commanderons un vin ou un autre. Le critère selon lequel riz et poissons avec vin blanc et viande avec vin rouge peut servir de guide mais ne réussit pas à tous les coups. Parce que tout dépend du type de viande et si le vin est jeune ou pas. Nous remarquerons qu’il vaut mieux ne pas servir de vins ayant plus de corps avant ceux plus légers. Le monde de l’association est très vaste et il y a des saveurs qui vont mieux avec un vin blanc alors que d’autres combinent merveilleusement avec un rosé.

Par ordre

Une autre façon de choisir le vin pour un repas et un dîner un peu long, c’est par ordre. La règle de base veut que l’on serve d’abord les vins mousseux qui accompagnent bien les hors-d’ œuvres puis viennent les vins blancs avec les entrées plus légères, les rosés, les rouges jeunes et les vins « crianza » pour les viandes de chasse ou un peu plus fortes.

Selon le rendez-vous galant ou la compagnie

Si lors d’un déjeuner d’entreprise, nous voulons faire bonne impression auprès de nos convives, nous pouvons choisir un vin très connu, type Rioja ou Toro, ainsi il n’y aura de risque qu’il ne plaise pas. Alors que s’il s’agit d’un rendez-vous galant, nous pouvons peut-être expérimenter et demander ses préférences à notre partenaire.

Les musées du vin et de la nourriture les plus intéressants au monde

Si vous êtes en voyage ou pensez réaliser un fabuleux périple œnologique, vous ne pouvez pas rater ces musées où le vin et la nourriture sont les protagonistes. Prenez note et inscrivez-les dans votre agenda particulier. Et profitez du vin !

Musée Vivanco de la Culture du Vin, Espagne

En Espagne, un des musées du vin les plus intéressants au monde et un des plus anciens est le Musée Vivanco de la Culture du Vin. Considéré comme le meilleur musée du vin au monde par l’Organisation mondiale du tourisme des Nations Unies, il permet de parcourir pas moins de 8.000 années d’histoire à travers 20.000 œuvres artistiques. D’authentiques pièces arquéologiques ayant des centaines d’années d’histoire se démarquent aux côtés d’œuvres beaucoup plus modernes, de créateurs tels que Picasso, Sorolla, Juan Gris, Chillida, Barceló, Genovés ou Warhol. Mais il y a plus car on peut accéder à la cave, participer à des dégustations, assister à des conférences et ateliers et découvrir 220 types de vins du monde entier.

Le Musée du Vin de Pleven, Bulgarie

Situé dans une grotte, dans le parc de Kaylaka en Bulgarie, il possède de nombreux objets ayant trait à la tradition viticole de la ville. Et comme nous nous trouvons dans un parc, nous avons également le loisir de découvrir la flore et la végétation. Au musée, comme dans nombreux d’entre eux, il y a des dégustations de leurs vins.

Musée du Pain d’Épice, Pologne

Il n’y a pas beaucoup de vin mais quelques curiosités. En Pologne, le Musée du pain d’épice (Muzeum Piernika) offre aux visiteurs un regard sur des rituels et des traditions qui font partie de l’élaboration du pain d’épice. Activités, expositions temporaires, actions interactives auxquelles vous pouvez participer pendant que votre propre pain d’épice cuit au four.

Le Frietmuseum ou musée de la frite de Bruges, Belgique

Vous ne saviez peut-être pas que l’origine des pommes de terre frites est en Belgique. C’est pour cela que nous y trouvons ce musée, divisé en trois parties. L’histoire des pommes de terre frites est exposée sur 400 objets anciens. L’option de goûter aux pommes de terre en fin de visite est aussi au programme.

Musée Currywurst, Berlin

Ce ne pouvait être ailleurs, vu que la saucisse de la ville de Berlin est la « currywurst ». De fines tranches de saucisse de Frankfurt avec de la tomate au curry. Au musée, on peut voir comment ce plat est devenu si populaire, à travers des expositions interactives et beaucoup plus. N’hésitez pas à en goûter dans les points de vente dans la rue.