Mois : janvier 2019

Associer vins et insectes… Qu’est-ce que ça donne?

Manger des insectes nous semble très éloigné. Et si c’est la tendance dans de nombreux pays, les consommateurs espagnols ne sont pas encore préparés pour cela. Mais sûrement que nous pourrons, bientôt, déguster ces aliments, car ils ont toute une série de bienfaits pour notre santé.

Lorsque nous parlons de vin et d’insectes nous allons plus loin. Parce que si ici, nous ignorons encore le goût qu’ils ont, dans d’autres pays, des dégustations et des associations entre vins et insectes ont déjà lieu. Et qu’est-ce que cela donne ? Voyez plutôt.

Association entre vins et insectes

L’A.O.C Rueda a réalisé une dégustation spéciale en Suisse qui combine le Verdejo avec des sauterelles et des vers. Cela a eu lieu en Suisse parce que c’est le premier pays d’Europe qui ait légalisé la consommation d’insectes,  suivant de rigoureux contrôles de qualité.

Lors de cette dégustation, il y avait des tacos asiatiques aux grillons, des sauterelles en tempura à la sauce sésame et mangue, du ragoût de légumes et vers de farine en sauce hoisin avec du riz et jusqu’à du fromage affiné aux vers assaisonnés à la sauce au pesto. Le résultat est quelque chose d’innovant qui, semble-t-il, va bien avec ce genre d’insectes.

Comme l’expliquèrent Santiago Mora, directeur général de l’A.O.C Rueda et Sebastian Bordthauser, expert allemand en cuisine avec des insectes qui dirigeaient cette dégustation ; « l’innovation forme partie de nos gènes. Cette initiative a eu un accueil excellent auprès des consommateurs suisses, ce qui a permis de démontrer la versalité du cépage Verdejo, capable d’accompagner même les plats les plus complexes ».

Vins blancs, rouges et rosés

Au-delà de l’A.O.C. Rueda, qui a osé ce pari innovant, d’autres pays associent des vins avec des insectes depuis longtemps. Mais tout ceci dépend, en plus, du type d’aliments qui accompagnent ces insectes. Ils peuvent être mélangés à du riz blanc à combiner avec des tacos de veau ou de poulet. Dans ces cas, les vins blancs pour les premiers et rouges ou rosés pour les seconds sont parfaits pour tenir en compte une telle quantité de saveurs.

Ce que nous ignorons c’est qu’il y a de nombreuses sortes d’insectes que notre palais apprécie et des plus doux et d’autres plus forts. Il semblerait que ceux que l’on prend en apéritif  se marient bien avec des vins blancs et rosés car ils sont plus salés et moins piquants. Alors que pour les plats forts, où les insectes se combinent avec d’autres ingrédients connus de tous, les vins rouges sont les plus adaptés pour telles préparations quelque peu plus complexes.

Il y a encore beaucoup d’expériences à faire et à voir avec ces types d’aliments, tout à fait inconnus ici.

 

 

5 tendances en consommation de vin pour la fin de la décennie

Il ne reste plus que deux années avant  2020 et le début d’une nouvelle décennie. C’est pour cela que les connaisseurs établissent leurs tendances en vin pour la fin de la décennie. Le rapport  “Wine Trade Monitor 2018”, réalisé par Sopexa, à partir des réponses de professionnels, mentionne différents aspects comme quels sont les vins les plus appréciés et quels formats sont les préférés des consommateurs, entre autres.

1. Les vins français sont toujours les plus appréciés

Pas de surprise dans ce chapitre. S’il est vrai que d’autres vins de divers endroits ont gagné des places, neuf  professionnels consultés sur dix considèrent que les vins français restent indispensables. Ceux en provenance du Chili, d’Australie et des États-Unis montent en grade.

2. Conditionnement et format

D’après l’étude, les pays asiatiques ont une prédilection toute spéciale pour le vin mis en bouteille, et 66% des opérateurs de la zone prévoient un plus grand essor des bouteilles de petit volume et autres petits formats. Les conditionnements et étiquettes « intelligentes » et interactives sont accueillis favorablement dans les pays asiatiques, alors qu’ils le sont moins dans les pays occidentaux.

3. Essor des vins écologiques

Pour la première fois, les vins écologiques se positionnent entre les trois premières places des catégories les plus prometteuses pour plus de 35% des opérateurs (excepté la Chine et Hong Kong). D’autre part, le pari pour les productions locales est chaque fois plus important comme nous l’avons vu il y a quelques années, tant en alimentation qu’en boisson.   Cela signifie que la “dénomination régionale” se vend bien et ça sera le cas jusqu’à la fin de la décennie.

4. Dénominations d’origine

Elles ont toujours eu un premier rôle. Et il en sera de même à la fin de la décennie. L’étude souligne que la majorité des professionnels interrogés citent en premier lieu les françaises en vin rouges. Avec quatre régions pilotes : Bordeaux, Languedoc, Côtes du Rhône et Bourgogne.  Pour ce qui est des blancs, ceux de Marlborough (Nouvelle Zélande), s’imposent partout sauf en Belgique, alors que les blancs français de la Vallée de la Loire sont en tête en Europe.

Rioja et Rueda sont les dénominations espagnoles qui occupent les premiers postes du classement en rouges et blancs respectivement.

5. Types de raisin

La classification des quatre cépages classiques reste stable (Cabernet SauvignonChardonnay, Pinot Noir et Merlot). On soulignera le succès du Chenin blanc aux États-Unis, qui est une claire tendance à tenir en compte.

781 professionnels (importateurs, grossistes, distributeurs et  “pure players” du commerce électronique) ont répondu à l’enquête de Sopexa ; 77% desquels étant des personnes clés dans la prise de décision.

 

 

Tout ce que vous devez savoir sur les tendances en restauration

 

Nous n’avons pas de baguette magique pour deviner ce que l’on nous prépare en gastronomie  mais selon les modes et ce que nous observons dans les restaurants, nous pouvons nous faire une idée de quelles vont être les tendances dans les restaurants. Voyez plutôt.

Tendances en restauration

Parier pour ce qui est local

C’est la tendance actuelle et que donc nous verrons dans les prochaines années. Le goût pour ce qui est écologique se déplace vers ce qui est proche. C’est-à-dire, consommer des produits de la terre, de la région, du champ d’à-côté et si c’est celui du producteur que nous connaissons depuis toujours, tant mieux. Nous mangeons plus sainement et en plus nous favorisons l’économie de la zone.

Le flexitarianisme

C’est une tendance établie par les responsables du Salon international de l’hôtellerie, la restauration et l’alimentation, Sirha, qui aura lieu à Lyon, du 26 au 30 janvier prochains, qui ont identifié d’autres influences basées sur quatre concepts différents : Conscience, Bien-être, Territorialités et Expérience aumentée. Le flexitarianisme s’impose grâce à cette mode du manger sain, mais sans en arriver à des extrêmes. Autrement dit, des légumes oui mais également du poisson frais du jour. Et tout porte à croire que ce phénomène va durer.

 

Salubre

Qui va de pair avec ce que nous avons dit auparavant et peut-être même avec le premier point. Car maintenant les locaux où l’on offre de la cuisine végétarienne et végétalienne prolifèrent et dans les autres restaurants il y a des plats pour végétaliens afin que les groupes ou les couples qui sortent dîner puissent trouver de la diversité, en particulier lorsqu’elle fait référence à la santé. Pour ce qui est des vins, la tendance se développe également avec les vins écologiques et végétaliens.

La responsabilité

Comme nous l’avons vu, il s’agit d’une autre tendance établit par les propriétaires de Sirha. Lorsque nous parlons de restauration, ce concept prend forme car il se base sur la manière de produire, conserver, transporter et consommer toujours avec le souci de ne pas nuire l’environnement. Les professionnels de la restauration préconisent chaque fois davantage les solutions écologiques et durables.

Les expériences

Cela fait longtemps maintenant que les consommateurs ne vont pas manger ou dîner et rien d’autre. Ils veulent que ce qu’on leur propose (le produit, le menu, l’environnement) fasse partie d’un rituel d’émotions qui produisent une expérience.  Et cela s’impose de plus en plus. Les restaurateurs doivent faire preuve de génie pour transformer leurs locaux en lieux d’émotion.

La fonctionnalité

Cette tendance explique l’ère digitale dans laquelle nous vivons. Les réservations en ligne et les commandes à domicile sont à présent quelque chose de quotidien et le restaurant n’a pas d’autre choix que de faire partie de ce circuit pour augmenter sa facturation. C’est pour cela qu’il est nécessaire d’avoir un site pratique et que les réservations puissent se faire instantanément, en un seul click et du portable.

 

 

Habitudes plus saines autour de la boisson chez les jeunes au Royaume-Uni

D’après une étude publiée dans la revue britannique BMC Public Health, axée sur les habitudes des jeunes, on observe depuis quelques années un recul de la consommation d’alcool chez les jeunes adultes (entre 16 et 24 ans). Sur presque 100.000 jeunes interrogés, 29% se considèrent non buveurs alors qu’en 2005 le chiffre n’atteignait que 18%.

En fait, en 2005, 43% des jeunes admettaient boire plus que la limite recommandée. Une donnée qui tombe jusqu’à 28% dix ans plus tard. La consommation compulsive est passée de 27 à 18% durant la même période et le chiffre des jeunes non buveurs est passé de 9 à 17%.

Baisse généralisée

Selon ce que les auteurs de l’étude commentent dans un article du site The Drinks Business, la croissance des non buveurs parmi la population jeune s’étend sur un large éventail de groupes, incluant les habitants des régions septentrionales et méridionales du Royaume-Uni, la population blanche, les étudiants à temps plein, les employés et toutes sortes de classes sociales. Cette croissance indique que l’abstinence d’alcool est en train de devenir une tendance qui pourrait trouver son origine dans des facteurs culturels.

Ce comportement devient plus acceptable socialement d’autant que les comportements à risque associés à la consommation compulsive se placent hors de la norme. Cela confirme les données de L’Organisation mondiale de la santé (OMS) qui montrent une baisse importante de la consommation d’alcool chez les adolescents britanniques, comparés à d’autres pays européens.

Le fait est que depuis 2002 et 2014, une baisse importante de la consommation chez les adolescents s’est produite, mais avec des chiffres très variables entre pays, l’Angleterre présentant la baisse la plus importante ; alos qu’en 2002, 50,3% déclarait boire hebdomadairement, en 2014 le chiffre tombait à 10%.

Bonne nouvelle pour la santé des jeunes

En vérité cette étude est une bonne nouvelle étant donné qu’avoir des habitudes saines par rapport à la boisson est fondamental. Boire avec modération peut être bénéfique pour la santé, mais toujours dans les limites établies par les organismes internationaux comme l’OMS.

Cette tendance de consommation va de pair avec l’augmentation de la préférence de boissons ayant un degré d’alcool bas, tels les vins sans alcool, dont la présence sur le marché augmente petit à petit.